Rétablir le vrai esprit Qualité: celui des fondateurs Shewart et Deming
On parle beaucoup de Qualité aujourd'hui mais en vérité il s'agit d'une dérive quantitative perverse qui s'est produite au cours de l'histoire de l'industrie mondiale qui n'a plus de rapport avec la Qualité à son origine créée par les fondateurs Walter Shewhart - Ingénieur Statisticien aux Bell Laboratories d'ATT - et Edwards Deming - appelé par le général Mac Arthur pour relancer l'Industrie du Japon après guerre (voir plus bas).
L'objectif de ce blog est de raconter comment s'est produite cette dérive pour ralentir sa poursuite car cela impacte toute la société notamment en ce qui concerne les conséquences négatives sur l'emploi, l'économie et le fonctionnement interne des sociétés petites et grandes ainsi que les relations entre les invidividus qui y travaillent.
L'ouvrage d'Edwards Deming "Out of the Crisis" (disponible également en français http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2717843930/qid=1123525492/sr=1-2/ref=sr_1_9_2/171-4185257-5305015) a tenté d'y remédier afin d'établir une vraie "Nouvelle Economie" car comme les vrais faux passeports il a nous été vendue notamment par le marché boursier une "vraie fausse Nouvelle Economie". Le message boursier est en effet basé en apparence sur la qualité et la performance jugées au travers de critères quantitatifs mais leurs prévisions sont illusoires car basées sur de faux modèles - quand ceux-ci existent même car la plupart du temps il n'y a qu'un alignement de chiffres joliment encadrés certes mais sans possibilité d'interprétation réelle.
La conséquence est que la Qualité aujourd'hui est souvent réduite à un slogan - et à des tonnes de classeurs pour la certification Iso XXX pour ne pas la nommer - mais sur le terrain du concret les résultats sont désastreux surtout à moyen / long terme car sur le court terme le harranguage sur la Qualité / Performance notamment en bourse permet de maintenir l'illusion (exemple d'Enron). Mais par la suite la réalité rattrape le rêve et cela se traduit concrètement par des crashs boursiers pour les multinationales se répercutant ensuite sur les sous-traitants qui subissent une chute des contrats et des prix en conséquence sur toute l'économie et ses emplois. Améliorer réellement - et non faussement - la qualité c'est permettre d'améliorer ces derniers. La vraie qualité ne coûte pas elle réduit les coûts et améliore les bénéfices et donc la vraie croissance et les vrais emplois.
Les statistiques sont certes un outil quantitatif indispensable mais comme tout outil une utilisation à tort et à travers peut conduire à faire plus de mal que de bien. Quantifier n'est pas une fin en soi. Cela doit être fait avec tolérance ... là est le mot clé que j'expliquerai dans le tout premier article à venir.
J'ai mis 5 ans à comprendre ce qui clochait, d'autres ont mis 20 ans comme en témoigne cet ingénieur qualité américain :)
http://qualiticien.over-blog.com/article-679005-6.html
En attendant que mes articles soient publiés, vous pouvez lire une histoire qui ressemble à un conte de fée sur comment le Japon de pays sous-industrialisé et sous-développé a pu monter à la première place dans les années 70 et cela grâce à la décision du général Mac Arthur de faire venir au japon Edwards Deming Statisticien, élève et fils spirituel de Walter Shewhart. Cet article d'un magazine est en anglais je le traduirai en français pour le plus vite possible:
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